Où je découvre qu’un passage forte, ça prend du temps à orchestrer

Orchestrer un tutti, c'est beaucoup de notes à saisir...
Orchestrer un tutti, c’est beaucoup de notes à saisir…

J’en arrive à l’orchestration de la partie finale de ce premier mouvement. Et même si je m’astreins à la plus grande sobriété, à une écriture la plus claire possible, j’ai quand même recours à de nombreuses lignes instrumentales en même temps. Et c’est très long à faire… Je me pose plein de questions du genre : «est-ce qu’on entendra cette ligne de flûte ou bien sera-t-elle écrasée par le chœur ?» – «Est-ce que le deuxième hautboïste m’en voudra si je ne le fais pas jouer beaucoup ?…»

Côté audio, les trémolos de cordes dans l’aigu sont désespérément laids, la trompette un peu ridicule, les hautbois un peu vilains… Et les bois ne tiennent pas leurs notes. Bref, ce que vous entendez n’est vraiment qu’un petit avant-goût de la façon dont ça sonnera au final.

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