Non credo : 32 premières mesures

Tout excité par le fait d’avoir fini un mouvement, j’ai décidé de me lancer tête baissée dans le 2ème. Comme pour le premier, vous pourrez suivre ma progression sur cette page : 2ème mouvement «Non credo»

D’abord, j’ai commencé par retoucher le texte. Désormais, tout le début du mouvement est à la première personne. Du point de vue philosophique, c’est la partie la plus importante. Je ne suis pas la marionnette d’un dieu quelconque, non ! «Je suis ce que je fais». L’utilisation du «je» renvoie à la responsabilité personnelle de mes actes, de l’utilisation que je fais de la liberté qui m’est confiée.

Il y a ici un piège dans lequel je ne souhaite pas tomber. Ce que j’énonce ici ne vaut pas pour argument d’autorité et mérite discussion. Dans la messe chrétienne, le «credo» est affirmé avec force pour empêcher tout doute de s’insinuer dans le croyant. Mon «non credo» doit prendre le contre-pied de cette manière de faire. Après une mesure de colère (thème nº4), l’orchestre entame une méditation sombre et sinueuse. Ne pas croire nous oblige à douter et, ici, la musique semble douter.

Puis, le ténor affirme sa «non-croyance» calmement. Et rapidement la lumière se fait et le doute cède la place à l’exaltation. Comme d’habitude, je m’arrête en plein milieu d’un moment de forte tension ; ça me donnera plus facilement envie de retourner à l’ouvrage.

PS : Personne n’a rien dit à propos du final du premier mouvement… snif… Ça vous plaît ou pas ?

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