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Préambule pour la partition : «à celui-celle qui aura d’audace de jouer ou de faire jouer ce requiem»

Je t’imagine le sourcil froncé, la lèvre dubitative, la main réticente à tourner les pages de cette partition improbable. J’imagine ton scepticisme, j’imagine tes doutes, j’imagine aussi que tu t’es peut-être seulement promis de jeter à ces lignes un simple regard poli. «Au cas où… Sait-on jamais…» Mais je sais déjà que si tu t’aventures dans cet « avant-propos », c’est que cette œuvre a déjà fait naître en toi une étincelle de curiosité et que, guidé-e par cette flamme incertaine, tu t’apprêtes à arpenter ce nouveau monde que je souhaite t’offrir.

Et puisque nous allons passer un peu de temps ensemble, laisse-moi me présenter. Je m’appelle Denis Raffin. À moins de me connaître personnellement, mon nom de te dira rien et tu ne sauras pas grand-chose de moi sur internet : je ne suis pas très friand des réseaux sociaux. Il y existe néanmoins un site consacré à ce requiem1, nous y reviendrons plus tard. J’ai une trentaine d’années et mes activités professionnelles n’ont pas de lien avec la musique. Au cours de la composition de ce requiem, j’ai été successivement professeur de physique-chimie, voyageur et ouvrier agricole. Il y a peu de choses constantes au cours de ma courte existence. À part, bien sûr, ma relation avec la musique.

En tant que musicien, j’ai commencé tôt (vers 10 ans) mais de façon modeste. Dans le milieu rural briard de mon enfance, les écoles de musique étaient rares et j’ai tardé avant d’entrer au conservatoire de Melun. Quoi qu’il en soit, j’ai appris à jouer de la flûte-à-bec, j’ai poussé mes études de théorie musicale aussi loin que le conservatoire me le permettait et j’ai commencé à chanter. Je n’ai jamais cessé de chanter par la suite, ce qui m’a amené à la direction de chœurs amateurs. On est loin des parcours brillants des rares compositeurs vivants qui sont joués : pas de CNSM ni de CNR dans mon CV. Pire, je compose en autodidacte.

Faute de références, il te faudra donc juger sur pièces. D’autant plus que tu as dans les mains mon opus premier ! Non pas que je n’avais jamais écrit de musique auparavant : c’est une activité que j’ai toujours pratiqué régulièrement, et ce quasiment depuis que je sais lire la musique. Mais je ne juge pas mes œuvres précédentes sur le même plan d’exigence que mon requiem athée et elles ne t’aideront pas à le comprendre.

Indépendamment des qualités intrinsèques de ma musique, dont je te laisse seul-e juge, ce requiem présente trois caractéristiques importantes, trois originalités qui t’obligeront, si ça n’est déjà fait, à donner une chance à la musique qu’elles ont contribué à faire naître.

Une musique rituelle non religieuse

Dans la culture occidentale, la musique sacrée occupe une part de choix. Aucun compositeur n’oserait s’y lancer de façon légère : ce serait manquer de respect à la divinité de son choix. Et cette exigence, alliée à l’humilité que s’impose le croyant dans son dialogue avec Dieu, charge chaque note d’une profondeur remarquable. Nul auditeur, quelle que soit sa confession, ne peut y être insensible. Et c’est ainsi que le mélomane que je suis s’est retrouvé à écouter en boucle la Messe en Si de Bach, la Missa Solemnis de Beethoven, les Requiem de Mozart, Verdi, Fauré, Dvořák, etc. Et pourtant, je suis athée.

Or, tous les athées amateurs de musique sacrée ont à résoudre une contradiction fondamentale : la musique leur parle, les transporte, les remue au plus profond de leur chair ; alors que les textes les laissent de marbre. Voire, leur posent de sérieux problèmes philosophiques. Car un athée est souvent tout simplement en désaccord avec les messages véhiculés par ce genre de pièces : louer une entité transcendantale, se soumettre à sa miséricorde, à son jugement, à ses colères, inviter tout un chacun à l’aimer, à lui faire une confiance aveugle, à espérer. Même un croyant y trouverait des choses à redire d’ailleurs : au nom de quoi un être tout puissant, le créateur de toute chose, ne pourrait pas être critiqué ?…

D’où vient qu’il existe aussi peu d’œuvres musicales à caractère rituel, parlant à l’Homme de sa place dans l’Univers et dans la Nature tout en étant de philosophie athée ? Qu’on m’aide à compléter la liste des requiems athées : celui de Delius (1916), celui de Kabalevsky (1962) et … ? Il est vrai qu’écrire un requiem athée oblige le compositeur à réécrire les textes, car aucune œuvre n’est directement exploitable pour servir de base solide à l’émergence d’œuvres musicales athées. Et c’est déjà une première difficulté. Car le musicien doit se faire un temps philosophe et poète, choses qui ne s’improvisent pas. Ainsi mes textes ont prêté le flanc à de nombreuses critiques – souvent méritées d’ailleurs – qui m’ont parfois poussé à des réajustements pouvant aller de la retouche ponctuelle (le solo de baryton du premier mouvement s’est vu rapidement doté de nouvelles paroles par exemple) à la réécriture complète de tout un mouvement (le 2ème en l’occurrence a été composé deux fois).

Aucun texte n’est parfait et on continuera à critiquer celui-ci. Il a cependant deux mérites. D’abord celui d’exister, et donc de m’avoir permis d’écrire la musique ci-jointe. Ensuite celui d’offrir à l’athée une philosophie apaisée, ne reculant pas devant les difficultés liées à notre existence, renonçant résolument à la foi et à l’espérance, tout en donnant des clés pour l’épanouissement de tous et l’émancipation collective. Vaste programme, n’est-ce pas ? Les textes sont disponibles plus loin mais je prends tout de même le temps d’expliquer ici la construction qui sous-tend l’architecture de mon requiem.

  1. Introït. La mort a de nouveau frappé. L’assemblée rend un dernier hommage au défunt et projette son souvenir dans le futur.
  2. Non credo. A l’Homme éploré (ténor soliste), l’Espoir (le chœur) se présente comme une échappatoire. Car il existerait un chemin tout tracé qui mène à la vie éternelle, au paradis, qui réunit les justes dans la mort. L’Homme rejette ce chemin, choisit d’affronter sa douleur, s’offre au jugement de sa morale et de tous. Il dédaigne la prière passive et se met en action pour construire un avenir meilleur.
  3. Ivresse. Une légère angoisse nous étreint en permanence, un vertige existentiel qui nous inquiète : sommes-nous bien vivants, nous qui sommes pris dans la course folle du monde ?…
  4. La colère de l’Homme. Dès qu’on fait un pas de côté et qu’on se met à regarder le monde, on est saisi à la gorge par une colère étouffante ! Que d’injustice, que d’inégalité, que de vies gâchées ! Mais si la colère conduit à la haine et se trompe de cible, alors elle sépare les Hommes au lieu de les rassembler. Or c’est justement rassemblés que les Hommes ont le plus de chance de s’émanciper…
  5. Final. Le monde est silencieux : aucun sens ne s’impose universellement aux humains qui le questionnent sans cesse. Ce constat étant fait, rien ne nous empêche d’y vivre pleinement, d’y jouir de sa beauté infinie et de se réunir pour danser, rire et chanter…

Une musique hors cadre

Je compose ma musique en dehors de toute institution, en dehors de tout réseau, sans méthode, en tâtonnant continuellement. C’est un processus long et laborieux, laissant parfois des traces : tel mouvement peut paraître un peu morcelé, telle modulation peu habile, tel passage un poil surchargé… Mais c’est aussi une chance : ma musique est libre de toute mode, de toute exigence externe. Elle n’a pas peur de la tonalité, pourtant jugée ringarde dans le milieu de la musique contemporaine ; elle n’a pas peur de la simplicité, des mesures à 4/4, des climax tonitruants, pas peur de la sensualité, pas peur d’être expressive, pas peur de chanter !

Je l’avoue : de très nombreux passages ont été composés note à note, en plaçant d’abord les notes au hasard sur la portée, puis en réajustant progressivement. Ne me demande pas dans quelle tonalité je me trouve à ce moment-là. J’écoute, je réécoute, j’avance, je reviens en arrière et parfois j’efface et je recommence. Pas étonnant que la phase d’ébauche ait duré 3 ans… Oublie l’image romantique du compositeur qui se relève la nuit pour coucher sur le papier ce que vient de lui dicter l’inspiration venue de nulle part. Ma musique à moi sent la fermentation, la décantation et aussi un peu la sueur.

Imaginons que tu décides de contribuer à la création de cette œuvre. Et qu’elle soit effectivement jouée un jour. Alors, ce sera une petite révolution dans le monde de la musique contemporaine ! Ce sera reconnaître qu’un anonyme, un amateur, un autodidacte puisse écrire aujourd’hui une musique digne d’être jouée. Et pour peu que le public se prenne à aimer ça, alors ça pourrait donner des idées à un certain nombre de musiciens… Bref, si on ne le retient pas, ce requiem pourrait bien avoir la prétention de créer un appel d’air !

Une œuvre sous licence libre

À l’heure où tu parcours ces lignes, cette partition t’appartient déjà autant qu’à moi. Car j’ai souhaité l’élever immédiatement au domaine public en lui attribuant une licence CC-02. Cela signifie que je renonce à mes droits afin de permettre à tous :

  • de la jouer
  • de la reproduire
  • de la corriger
  • de la vendre

Et tout ça, y compris sans mon accord. C’est pourquoi je fournis aussi les fichiers sources de mes partitions.

Tout au long de la composition, j’ai régulièrement présenté l’avancée de mon travail à mes futurs auditeurs, via l’intermédiaire d’un blog : http://un-requiem-athée.fr. C’est grâce à ce site que j’ai pu recueillir les premières critiques et que j’ai pris la décision de réécrire le deuxième mouvement, par exemple.

En d’autres termes, qu’on le veuille ou non, qu’on le joue ou non, le Requiem Athée fait déjà partie de notre histoire musicale à tous. Je l’offre aux amateurs de musique classique (ou du moins aux mélomanes curieux), aux musiciens, aux collectionneurs. À tous ceux qui m’ont soutenu, à tous ceux qui m’ont inspiré, vivants ou morts.

Et je te l’offre à toi, qui vas un jour jouer ou faire jouer cette œuvre. Je te passe le flambeau. J’irai m’asseoir dans le public, car ma place est là désormais. Et si je t’adresse des remerciements, ce sera au même titre que mes voisins de rangée : pour avoir entendu de la bonne musique. À moins que je ne te remercie au nom de tous les compositeurs actuels ou à venir qui s’en trouveront inspirés.

 

À Sens, le 3 juillet 2017

PS : L’état actuel de la partition (bêta 2)

L’œuvre est entièrement orchestrée. Mais comme je n’ai pas la prétention d’être un bon orchestrateur, je m’attends à ce que certains traits instrumentaux soient retouchés avant la première exécution. J’ai utilisé la nomenclature des logiciels libres pour différencier les différents états de ma partition :

  • version alpha : phase d’ébauche
  • version bêta 1 : partition orchestrée mais en attente de relecture par moi-même
  • version bêta 2 : partition en attente de relecture par plus expérimenté que moi
  • version RC : version potentiellement prête pour l’édition (Release Candidate), ultime relecture
  • version finale (1.0)

Les nuances et les articulations sont indicatives et pourront être affinées tout au long du travail de répétition.

Note : dans le premier mouvement, je n’ai écrit qu’une seule partie de basson. Comme dans les mouvements suivants, j’ai fait appel à deux bassons, il faudra aménager l’orchestration de ce mouvement afin d’offrir un peu de matière au basson 2.

1http://un-requiem-athée.fr

2https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/deed.fr

3ème mouvement : on s’y sent bien, on y reste !

Eh bien oui, je l’aime bien ce troisième mouvement ! Du coup, je l’étends un peu, histoire de prolonger le plaisir.

– D’abord, j’ai étendu le 1er couplet. J’ai dû ajouter de nouvelles paroles (voir les textes). Elles ont le mérite d’ancrer le mouvement dans le monde contemporain. Maintenant, on peut les trouver prosaïque, je le reconnais. Côté musique, j’ai essayé de travailler autour de la contradiction mobile/immobile.

– Ensuite, le refrain est lui aussi élargi. Rien de nouveau dans le texte, j’ai simplement fait quelques répétitions. Bien joué, ça doit donner le tournis ce passage ! C’était trop court et donc frustrant. Ça reste court mais un peu moins…

– Enfin, j’ai encore retiré une mesure de l’introduction orchestrale, qui gagne encore en efficacité.

On avance, on avance…

Scherzo : premier couplet

C’est drôle comme mes intentions initiales peuvent parfois partir en fumée rapidement ! Je m’étais promis de composer un mouvement central rapide et joyeux, sans chichi et sans changement de tempo ni de métrique. Tant que les solistes n’avaient rien à chanter, j’ai pu m’y tenir. Mais dès la première phrase du premier couplet, patatras !
Le texte de ce mouvement, le voici :

Caresse du soleil sur mes joues
Je suis allongée sur le goudron
La tête posée sur un prospectus
J’essaie de respirer calmement

(Refrain) Tout tourne autour de moi
Suis-je ivre ?
Je tourne avec la Terre
Suis-je déjà mort ?

Caresse du soleil sur mes joues
Je suis allongée dans l’herbe
J’écoute le vent siffler
J’essaie de respirer calmement

(+ Refrain)

C’est l’alto qui chante le premier couplet. Le premier vers «Caresse du soleil sur mes joues» est traité avec le plus de douceur possible. Du coup, le tempo est très fortement ralenti. Puis, on revient au tempo initial mais plus rien n’est pareil et la rugosité des premières mesures a complètement disparu.

Liberté, je chante ton nom

Quelques mesures de plus dans le «non credo», à écouter sur la page habituelle.

Finalement, le mot «liberté» est répété plusieurs fois, afin de prolonger l’état de grâce. Et soudain, me voilà dans le vif du sujet : faire émerger le thème du vent (thème nº7) qui va soutenir la révolte du chœur face aux «imposteurs». Le climat est plus noir et plus agité que précédemment. Mais le chœur intervient de façon très calme et déterminé. Là encore, je m’arrête en plein milieu de l’action : ce sera plus facile pour moi de reprendre plus tard.

J’ai effectué quelques modifications dans les textes. Le vers «Ne nous laissons gagner par aucune peur» étant trop lourd (double négation, allitération en n), je l’ai remplacé par «Il n’est de piège si grand que celui de la peur». Vous me direz que ça n’est pas forcément plus léger, certes, mais ça sonne de façon plus énigmatique, presque que un dicton populaire.

Ensuite, j’ai ajouté trois vers :
Doutons de toute chose
Questionnons le réel
Interrogeons nos certitudes

Du coup, la phrase «Il n’est de lumière plus forte que celle de la raison» apparaît moins dogmatique : tout est interrogeable, le doute est omniprésent, cherchons un peu de lumière dans la raison, plutôt que dans la peur ou le mysticisme.

Dernière chose : j’ai encore retouché un peu la réverbération. Elle est plus courte mais plus large. Je crois que je ne pourrais pas faire mieux pour l’instant.

Non credo : 32 premières mesures

Tout excité par le fait d’avoir fini un mouvement, j’ai décidé de me lancer tête baissée dans le 2ème. Comme pour le premier, vous pourrez suivre ma progression sur cette page : 2ème mouvement «Non credo»

D’abord, j’ai commencé par retoucher le texte. Désormais, tout le début du mouvement est à la première personne. Du point de vue philosophique, c’est la partie la plus importante. Je ne suis pas la marionnette d’un dieu quelconque, non ! «Je suis ce que je fais». L’utilisation du «je» renvoie à la responsabilité personnelle de mes actes, de l’utilisation que je fais de la liberté qui m’est confiée.

Il y a ici un piège dans lequel je ne souhaite pas tomber. Ce que j’énonce ici ne vaut pas pour argument d’autorité et mérite discussion. Dans la messe chrétienne, le «credo» est affirmé avec force pour empêcher tout doute de s’insinuer dans le croyant. Mon «non credo» doit prendre le contre-pied de cette manière de faire. Après une mesure de colère (thème nº4), l’orchestre entame une méditation sombre et sinueuse. Ne pas croire nous oblige à douter et, ici, la musique semble douter.

Puis, le ténor affirme sa «non-croyance» calmement. Et rapidement la lumière se fait et le doute cède la place à l’exaltation. Comme d’habitude, je m’arrête en plein milieu d’un moment de forte tension ; ça me donnera plus facilement envie de retourner à l’ouvrage.

PS : Personne n’a rien dit à propos du final du premier mouvement… snif… Ça vous plaît ou pas ?

Où il est finalement question d’une rose qui s’étiole

Quelques mesures de plus dans mon Introït (à écouter sur la page habituelle).

Le texte de l’Introït est décidément le plus problématique et c’est celui que j’aurais eu le plus à corriger. Car, oui, je l’ai encore modifié… J’ai remplacé la tombe (et les histoires de «passé qui n’est plus») par une rose. C’est toujours plus beau à contempler, non ?

Du coup, il a fallu que je réaménage ma partition. Concrètement, il y a une mesure de plus dans la partie «hommage» (ça se situe aux alentours de 3’50 » dans l’enregistrement). Malgré ces quelques allers-retours, il y a quand même un peu de nouvelle musique : la phrase «le temps de reprendre courage» est composée. Elle surplombe un orchestre agité, dans un climat de plus en plus exalté. La première phrase du final («Nous cheminerons sans toi maintenant») est esquissée. Je ne la trouve pas encore satisfaisante : je pense que je la modifierai la prochaine fois.

«Toi qui es tombé» … en plein été…

Je compose dans une pièce où les volets sont fermés pour préserver un peu de fraîcheur. Mais ça ne m’empêche pas de sentir qu’il fait un temps radieux dehors. Et c’est précisément en ce moment que je compose la musique de la partie la plus déprimée du requiem…

Pour écouter, ça se passe toujours sur la page de l’Introït.

Ça avance toujours aussi lentement mais ça ne m’affole pas. Parmi les nouveautés :
1) Suite aux remarques de Marithé (merci !), j’ai réécris le texte de l’introït. Plus de mention à la relation qui unirait le défunt avec ceux qui le commémorent. Juste un vague «toi que nous aimions». Et puis c’était beaucoup trop court. Le deuxième paragraphe («Que le monde s’arrête de tourner») me permettra d’accélérer un peu le tempo (en ce moment, la noire est à 52…).
2) Pour les premières paroles, j’ai utilisé une soliste (alto). Pour l’instant, je lui ai donné un son de violon (je garde les voix synthétiques pour le chœur). Évidemment, on ne comprend pas ce qui se dit si on ne suit pas en même temps avec la partition… Le passage est un peu plus franchement atonal que précédemment.
3) Jusqu’à présent, j’utilisais la réverb’ de mon logiciel de composition (Musescore), qui est très vilaine. Sur le dernier export, j’ai mis une vraie réverbération. Intérêt : c’est plus flatteur. Inconvénient, ça masque les défauts…

La prochaine fois, je change rapidement de tempo et je travaille quelques tutti un peu musclés. En attendant le final (qui sera grandiose évidemment). 😉

Deux nouveaux thèmes pour la fête de la musique

Mes soirées libres sont tellement rares que j’en suis réduit à composer le soir de la fête de la musique…

Je mets donc à votre disposition deux nouveaux thèmes : le vent (nº7) et le cercle (nº8). Honnêtement, le vent n’est pas utilisable en l’état. Par contre, le cercle appelle de nombreux développements. De plus, il laisse la porte ouverte à différents traitements harmoniques.

Tiens, et puis j’ai retouché le texte de «La colère de l’Homme». Plus de références aux femmes : le masculin retrouve sa « neutralité ».  J’ai allégé un peu certains vers et j’en ai ajouté deux. Il ne manque plus qu’à ajouter quelque part quelque chose sur l’amour et sur la solidarité et les textes ne bougeront plus.

Les textes sont publiés !

J’ai créé une page spécifique pour les textes. Le travail de composition proprement dit commencera sans doute cet été, ce qui laisse un peu de temps pour continuer à les travailler. Toutes les suggestions sont les bienvenues, bien entendu.

J’en ai profité pour étoffer la page À propos et personnaliser un peu l’apparence du blog. C’est minimaliste mais je préfère me concentrer sur la composition…

D.R.