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3ème mouvement : on s’y sent bien, on y reste !

Eh bien oui, je l’aime bien ce troisième mouvement ! Du coup, je l’étends un peu, histoire de prolonger le plaisir.

– D’abord, j’ai étendu le 1er couplet. J’ai dû ajouter de nouvelles paroles (voir les textes). Elles ont le mérite d’ancrer le mouvement dans le monde contemporain. Maintenant, on peut les trouver prosaïque, je le reconnais. Côté musique, j’ai essayé de travailler autour de la contradiction mobile/immobile.

– Ensuite, le refrain est lui aussi élargi. Rien de nouveau dans le texte, j’ai simplement fait quelques répétitions. Bien joué, ça doit donner le tournis ce passage ! C’était trop court et donc frustrant. Ça reste court mais un peu moins…

– Enfin, j’ai encore retiré une mesure de l’introduction orchestrale, qui gagne encore en efficacité.

On avance, on avance…

Scherzo : premier couplet

C’est drôle comme mes intentions initiales peuvent parfois partir en fumée rapidement ! Je m’étais promis de composer un mouvement central rapide et joyeux, sans chichi et sans changement de tempo ni de métrique. Tant que les solistes n’avaient rien à chanter, j’ai pu m’y tenir. Mais dès la première phrase du premier couplet, patatras !
Le texte de ce mouvement, le voici :

Caresse du soleil sur mes joues
Je suis allongée sur le goudron
La tête posée sur un prospectus
J’essaie de respirer calmement

(Refrain) Tout tourne autour de moi
Suis-je ivre ?
Je tourne avec la Terre
Suis-je déjà mort ?

Caresse du soleil sur mes joues
Je suis allongée dans l’herbe
J’écoute le vent siffler
J’essaie de respirer calmement

(+ Refrain)

C’est l’alto qui chante le premier couplet. Le premier vers «Caresse du soleil sur mes joues» est traité avec le plus de douceur possible. Du coup, le tempo est très fortement ralenti. Puis, on revient au tempo initial mais plus rien n’est pareil et la rugosité des premières mesures a complètement disparu.

Liberté, je chante ton nom

Quelques mesures de plus dans le «non credo», à écouter sur la page habituelle.

Finalement, le mot «liberté» est répété plusieurs fois, afin de prolonger l’état de grâce. Et soudain, me voilà dans le vif du sujet : faire émerger le thème du vent (thème nº7) qui va soutenir la révolte du chœur face aux «imposteurs». Le climat est plus noir et plus agité que précédemment. Mais le chœur intervient de façon très calme et déterminé. Là encore, je m’arrête en plein milieu de l’action : ce sera plus facile pour moi de reprendre plus tard.

J’ai effectué quelques modifications dans les textes. Le vers «Ne nous laissons gagner par aucune peur» étant trop lourd (double négation, allitération en n), je l’ai remplacé par «Il n’est de piège si grand que celui de la peur». Vous me direz que ça n’est pas forcément plus léger, certes, mais ça sonne de façon plus énigmatique, presque que un dicton populaire.

Ensuite, j’ai ajouté trois vers :
Doutons de toute chose
Questionnons le réel
Interrogeons nos certitudes

Du coup, la phrase «Il n’est de lumière plus forte que celle de la raison» apparaît moins dogmatique : tout est interrogeable, le doute est omniprésent, cherchons un peu de lumière dans la raison, plutôt que dans la peur ou le mysticisme.

Dernière chose : j’ai encore retouché un peu la réverbération. Elle est plus courte mais plus large. Je crois que je ne pourrais pas faire mieux pour l’instant.

Non credo : 32 premières mesures

Tout excité par le fait d’avoir fini un mouvement, j’ai décidé de me lancer tête baissée dans le 2ème. Comme pour le premier, vous pourrez suivre ma progression sur cette page : 2ème mouvement «Non credo»

D’abord, j’ai commencé par retoucher le texte. Désormais, tout le début du mouvement est à la première personne. Du point de vue philosophique, c’est la partie la plus importante. Je ne suis pas la marionnette d’un dieu quelconque, non ! «Je suis ce que je fais». L’utilisation du «je» renvoie à la responsabilité personnelle de mes actes, de l’utilisation que je fais de la liberté qui m’est confiée.

Il y a ici un piège dans lequel je ne souhaite pas tomber. Ce que j’énonce ici ne vaut pas pour argument d’autorité et mérite discussion. Dans la messe chrétienne, le «credo» est affirmé avec force pour empêcher tout doute de s’insinuer dans le croyant. Mon «non credo» doit prendre le contre-pied de cette manière de faire. Après une mesure de colère (thème nº4), l’orchestre entame une méditation sombre et sinueuse. Ne pas croire nous oblige à douter et, ici, la musique semble douter.

Puis, le ténor affirme sa «non-croyance» calmement. Et rapidement la lumière se fait et le doute cède la place à l’exaltation. Comme d’habitude, je m’arrête en plein milieu d’un moment de forte tension ; ça me donnera plus facilement envie de retourner à l’ouvrage.

PS : Personne n’a rien dit à propos du final du premier mouvement… snif… Ça vous plaît ou pas ?

Où il est finalement question d’une rose qui s’étiole

Quelques mesures de plus dans mon Introït (à écouter sur la page habituelle).

Le texte de l’Introït est décidément le plus problématique et c’est celui que j’aurais eu le plus à corriger. Car, oui, je l’ai encore modifié… J’ai remplacé la tombe (et les histoires de «passé qui n’est plus») par une rose. C’est toujours plus beau à contempler, non ?

Du coup, il a fallu que je réaménage ma partition. Concrètement, il y a une mesure de plus dans la partie «hommage» (ça se situe aux alentours de 3’50 » dans l’enregistrement). Malgré ces quelques allers-retours, il y a quand même un peu de nouvelle musique : la phrase «le temps de reprendre courage» est composée. Elle surplombe un orchestre agité, dans un climat de plus en plus exalté. La première phrase du final («Nous cheminerons sans toi maintenant») est esquissée. Je ne la trouve pas encore satisfaisante : je pense que je la modifierai la prochaine fois.

«Toi qui es tombé» … en plein été…

Je compose dans une pièce où les volets sont fermés pour préserver un peu de fraîcheur. Mais ça ne m’empêche pas de sentir qu’il fait un temps radieux dehors. Et c’est précisément en ce moment que je compose la musique de la partie la plus déprimée du requiem…

Pour écouter, ça se passe toujours sur la page de l’Introït.

Ça avance toujours aussi lentement mais ça ne m’affole pas. Parmi les nouveautés :
1) Suite aux remarques de Marithé (merci !), j’ai réécris le texte de l’introït. Plus de mention à la relation qui unirait le défunt avec ceux qui le commémorent. Juste un vague «toi que nous aimions». Et puis c’était beaucoup trop court. Le deuxième paragraphe («Que le monde s’arrête de tourner») me permettra d’accélérer un peu le tempo (en ce moment, la noire est à 52…).
2) Pour les premières paroles, j’ai utilisé une soliste (alto). Pour l’instant, je lui ai donné un son de violon (je garde les voix synthétiques pour le chœur). Évidemment, on ne comprend pas ce qui se dit si on ne suit pas en même temps avec la partition… Le passage est un peu plus franchement atonal que précédemment.
3) Jusqu’à présent, j’utilisais la réverb’ de mon logiciel de composition (Musescore), qui est très vilaine. Sur le dernier export, j’ai mis une vraie réverbération. Intérêt : c’est plus flatteur. Inconvénient, ça masque les défauts…

La prochaine fois, je change rapidement de tempo et je travaille quelques tutti un peu musclés. En attendant le final (qui sera grandiose évidemment). 😉

Deux nouveaux thèmes pour la fête de la musique

Mes soirées libres sont tellement rares que j’en suis réduit à composer le soir de la fête de la musique…

Je mets donc à votre disposition deux nouveaux thèmes : le vent (nº7) et le cercle (nº8). Honnêtement, le vent n’est pas utilisable en l’état. Par contre, le cercle appelle de nombreux développements. De plus, il laisse la porte ouverte à différents traitements harmoniques.

Tiens, et puis j’ai retouché le texte de «La colère de l’Homme». Plus de références aux femmes : le masculin retrouve sa « neutralité ».  J’ai allégé un peu certains vers et j’en ai ajouté deux. Il ne manque plus qu’à ajouter quelque part quelque chose sur l’amour et sur la solidarité et les textes ne bougeront plus.

Les textes sont publiés !

J’ai créé une page spécifique pour les textes. Le travail de composition proprement dit commencera sans doute cet été, ce qui laisse un peu de temps pour continuer à les travailler. Toutes les suggestions sont les bienvenues, bien entendu.

J’en ai profité pour étoffer la page À propos et personnaliser un peu l’apparence du blog. C’est minimaliste mais je préfère me concentrer sur la composition…

D.R.