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Vite, très vite, un 3ème mouvement orchestré !

Cliquez sur l’image pour télécharger la partition

Comment comment ? Il lui a fallu plus de 4 mois pour orchestrer le deuxième mouvement et voilà le 3ème bouclé en juste une semaine ! Faut-il crier au miracle ? N’exagérons rien.

D’abord, comme je l’ai dit précédemment, je suis en vacances. Du coup, je peux consacrer plusieurs heures par jour à la composition. En temps normal, c’est plutôt entre 2 et 4 heures… par semaine ! Par ailleurs, l’instrumentation de ce mouvement est très très réduite : les bois sont remplacés par … 2 flûtes-à-bec (oui, oui, vous avez bien lu !), pas de harpe et pas de cuivre… Forcément, ça allège ! Et puis, il y a beaucoup de répétitions, ce qui permet de faire des copier-coller. Ajoutons que ce mouvement ne dure que 5 minutes (à comparer avec les 13 minutes du Non Credo)…

En dehors des flûtes-à-bec, il y a un autre instrument qui s’invite dans ce mouvement : un xylophone (joué par le deuxième percussionniste). Ses interventions très rythmiques ne manqueront pas de rappeler aux connaisseurs les symphonies de Chostakovitch. Les timbales sont aussi très sollicitées, histoire de se chauffer un peu avant le 4ème mouvement (eh eh eh !). Quant aux cordes, elles ont encore la part belle, avec cette fois-ci un traitement plus rythmique que mélodique.

La partition se télécharge sur la page du mouvement et pour écouter ce que ça donne, utilisez le lecteur ci-dessous :

Bonne écoute !

Le scherzo est fini !

Et voilà ! Un mouvement de plus au compteur !


Ivresse (Scherzo)_v7 (12 mai 2014)

Pour ceux qui voudraient suivre avec la partition, ça se trouve ici : page du 3ème mouvement. Et pour les textes, c’est sur cette page.

Je pense que le texte devrait faire moins polémique que pour le mouvement précédent. Il illustre la tentation de l’immanence en des termes simples. Attention, il n’y a rien de gratuit dans ces vers d’apparence banale.

La musique illustre la façon dont nous sommes entraînés par la rotation du monde (au sens propre, comme au sens figuré). Comme pour les autres mouvements, le langage est chromatique, avec quelques passages atonaux. Attention : le mouvement s’achève sur une suspension ; il devra s’enchaîner avec le mouvement suivant.

Toute remarque est bienvenue, comme d’habitude !

3ème mouvement : on s’y sent bien, on y reste !

Eh bien oui, je l’aime bien ce troisième mouvement ! Du coup, je l’étends un peu, histoire de prolonger le plaisir.

– D’abord, j’ai étendu le 1er couplet. J’ai dû ajouter de nouvelles paroles (voir les textes). Elles ont le mérite d’ancrer le mouvement dans le monde contemporain. Maintenant, on peut les trouver prosaïque, je le reconnais. Côté musique, j’ai essayé de travailler autour de la contradiction mobile/immobile.

– Ensuite, le refrain est lui aussi élargi. Rien de nouveau dans le texte, j’ai simplement fait quelques répétitions. Bien joué, ça doit donner le tournis ce passage ! C’était trop court et donc frustrant. Ça reste court mais un peu moins…

– Enfin, j’ai encore retiré une mesure de l’introduction orchestrale, qui gagne encore en efficacité.

On avance, on avance…

3ème mouvement : allongé dans l’herbe

Quelques mesures de plus à écouter ici : page du Scherzo.

Après une transition assez sombre, le deuxième couplet (chanté par la soprane) démarre comme le premier. Puis, rapidement, ça bifurque vers un mi majeur solaire simple et joyeux. Encore une fois, j’avance très lentement.

À noter : j’ai supprimé une mesure au début du mouvement ; saurez-vous retrouver laquelle ?…

Scherzo : premier couplet

C’est drôle comme mes intentions initiales peuvent parfois partir en fumée rapidement ! Je m’étais promis de composer un mouvement central rapide et joyeux, sans chichi et sans changement de tempo ni de métrique. Tant que les solistes n’avaient rien à chanter, j’ai pu m’y tenir. Mais dès la première phrase du premier couplet, patatras !
Le texte de ce mouvement, le voici :

Caresse du soleil sur mes joues
Je suis allongée sur le goudron
La tête posée sur un prospectus
J’essaie de respirer calmement

(Refrain) Tout tourne autour de moi
Suis-je ivre ?
Je tourne avec la Terre
Suis-je déjà mort ?

Caresse du soleil sur mes joues
Je suis allongée dans l’herbe
J’écoute le vent siffler
J’essaie de respirer calmement

(+ Refrain)

C’est l’alto qui chante le premier couplet. Le premier vers «Caresse du soleil sur mes joues» est traité avec le plus de douceur possible. Du coup, le tempo est très fortement ralenti. Puis, on revient au tempo initial mais plus rien n’est pareil et la rugosité des premières mesures a complètement disparu.

3ème mouvement : premières mesures

Voilà les 53 premières mesures du 3ème mouvement : à écouter ici. 53 mesures que j’ai mis déjà plusieurs heures à écrire et qui ne durent que … 45 secondes. Aïe ! C’est le problème avec les mouvements rapides (surtout quand ils font du bruit) : ils sont longs à écrire car … il y a beaucoup de notes ! Bon allez, on va quand même pas râler : c’est marrant à faire 😉

Qu’entend-on en ce début de 3ème mouvement ? Deux solistes femmes qui chantent presque tout de suite (mais bon… elles diront des onomatopées, du genre «aya»), une pulsation vigoureuse et des mesures ternaires dans lesquelles toutes les excentricités rythmiques sont permises. Un thème étrange se met en place à la mesure 39. Tonal ? Atonal ? Ce qui est sûr, c’est qu’on a un sib bien marqué au début qu’on garde dans l’oreille par la suite.

Bonne écoute !

PS : Merci à tous ceux qui m’ont fait part de leurs avis sur le deuxième mouvement. Il n’y aura cependant pas de retouches (ni de la musique ni du texte) avant la phase d’orchestration.