Calme révolte

mais je me relève
À l’orchestre, reprise des deux premières mesures du mouvement, légèrement transformées.

La sobriété du matériau musical utilisé pour ce mouvement a une conséquence que je n’attendais pas : sur la durée, on a l’impression d’une certaine circularité de la forme. Les motifs se répètent, mais jamais à l’identique. Ce qui crée la sensation qu’ils sont constamment réécrits, jamais présentés dans leur état définitif. J’avais peur de lasser l’auditeur mais finalement je pense pouvoir l’accrocher, l’enivrer, le retenir captif de ces rythmes sans cesse ressassés.

Néanmoins, le travail de réduction du texte s’est encore poursuivi ces derniers jours. La dernière intervention du chœur a été réécrite : sa dernière mise en garde concerne l’incertitude. Ce que la foi, l’espoir, le dogme bannissent par dessus tout. Ainsi sont énoncés par le ténor les deux vertiges existentiels de l’Homme libre : sa douleur et son doute. Le mouvement se termine par un message qui m’est personnel, il est normal que le ténor seul le chante et que le chœur se taise. La piste que je suggère est une parmi d’autre. Que d’autres voix s’y agrègent et je serai confirmé dans mes choix. Mais il ne faut forcer personne.

Il me reste donc à écrire le monologue final. Je m’arrête aujourd’hui après les premiers mots du ténor «Je trébuche mais je me relève», ce qui m’évitera de démarrer face à une page blanche demain…

Pour écouter le mouvement en cours de composition :

Et pour télécharger la partition : voir la page du 2ème mouvement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *