4ème mouvement terminé !

«La colère de l’Homme», quatrième mouvement de ce requiem athée, est enfin terminé. Il a été composé pour moitié en France et pour moitié sur le bateau qui me conduit en Amérique du Sud (voir http://peresd.org). N’ayant pas eu accès à internet pendant deux semaines, je n’ai pas pu mettre à jour ce site au fur et à mesure de ma progression. Vous avez donc droit à 5 minutes de musique à découvrir d’un coup, ce qui n’est pas fréquent !

Pour l’écouter, vous pouvez utiliser le lecteur ci-dessous. Sinon, vous pouvez consulter la page dédiée à la composition de ce mouvement (sur laquelle vous trouverez aussi la partition au format pdf).

Qu’y a-t-il dans ces 5 minutes ? Tout d’abord, je me suis occupé du couplet commençant par «L’ennemi est connu», que j’ai entièrement traité en récitatif. Ensuite, après une courte transition quelque peu erratique, un nouveau thème apparaît («Nous sommes pourtant si nombreux»), parfaitement tonal (si vous repérez des erreurs d’harmonie, n’hésitez pas). La pulsation est ferme mais calme (pour le moment). Par vague, le mouvement va prendre de l’ampleur et de la vitesse. Pour le paragraphe commençant par «oui!», le traitement harmonique est tellement classique qu’il en devient presque pompier. Cette joie naïve contraste avec le texte, toujours houleux. Le paragraphe commence quasi-a-capella et finit de façon tourmentée, précipitant la réapparition du thème initial du mouvement. Si les derniers vers semblent présager d’une fin relativement apaisée, la conclusion orchestrale refuse définitivement la facilité. Ce sera donc le premier mouvement de ce requiem à finir de façon brutale.

Le texte (définitif ?) du mouvement est le suivant :

Jour de colère !
Poings qui se serrent !

Homme, vers quels ennemis diriges-tu tes pas ?

Un mort aujourd’hui
N’est-ce pas déjà trop ?

Mère, il est là l’ennemi
Ne le vois-tu pas
Assassin, voleur, vagabond
Ne le vois-tu pas
Salir mon nom, salir mon pays
À notre porte, l’envahisseur bruyant et sale
Le laisseras-tu impuni ?
Jour de colère, poings qui se serrent ; à mort !

Mon fils, qu’as-tu fait de mon amour ?
Tes mots sont plein de haine
Ta colère t’aveugle, ta colère t’assourdit
Et tu cherches un coupable
Au milieu des victimes

L’ennemi est connu
Mais chacun se sentant trop faible
Pour le détrôner
Préfère s’en prendre à son voisin
À plus faible que soi
Oh ! Elles sont discrètes
Toutes ces belles personnes
Qui vivent de ton travail
Pendant que tu t’épuises à la tâche
Et comble de l’ironie
Te poussent à la haine
Te poussent à la guerre !

Nous sommes pourtant si nombreux !
Nous sommes la foule immense
Qui de ses points serrés
Armée d’un fol espoir
Renverse le présent
Et libère l’avenir

Oui !
Que le drapeau multicolore
Étouffe ces salauds qui nous tuent
Que les croisés disparaissent
Que les orgueilleux se taisent
Que le militant renverse le militaire !

Et puis, calmement, résolument,
À force de marcher,
Nous renverserons tous les jougs
Nous renverserons les frontières

Jour de colère
Poings qui se serrent
Que nos poings dressés
Écrivent ton nom,
Liberté !

Et maintenant ? Eh bien, il me reste encore un mouvement à ébaucher, et pas des moindres puisqu’il s’agira ni plus ni moins que du final de ce requiem !

Une réflexion au sujet de « 4ème mouvement terminé ! »

  1. Chose promise, chose due donc voici ce que cela m’inspire !

    Y A T’ IL LIEU D’ ETRE ?

    Pourquoi ce moi plein de désarroi,
    cet étrange sentiment d’être un accident,
    sans autre salut que le présent
    et condamné à vivre sans foi ?
    Mais pas cent fois !

    LE SACRE MENT !

    Il me promet des continents
    où je peux rendre les armes
    et m’allonger confiant,
    mais je me noie dans des larmes

    MA REVOLTE GRONDE

    Et j’embrasse, ce que je crois rédempteur,
    J’épouse la courbe d’un guide qui me séduit.
    Ses mots me disent où porter mon appui
    mais à l’épreuve des douleurs, il n’est plus qu’un leurre

    HUMAIN TROP HUMAIN

    Je m’abandonne au destin
    et je prends mon courage à deux mains.
    Futur habitant du néant et sans rancoeur,
    je mêle ma voix à celle d’un choeur,
    qui nous chante, en l’homme, ce qu’il y a de meilleur !

    C’est pour cela , sans doute , que tu étais sur mon chemin…

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