Orchestration du solo de soprane terminée !

La «mère» évoque la haine et l’orchestre s’agite de nouveau !

Orchestrer ce solo de soprane (ou solo de la «mère») a été finalement beaucoup plus facile que celui du ténor dans le deuxième mouvement : autour d’elle, l’orchestre avance de façon chambriste, sollicitant les instruments de manière individuelle. Bon, les dernières mesures s’agitent un peu mais rien de bien compliqué.

Un petit lecteur pour écouter ça :

La prochaine fois, j’attaque la dernière partie du mouvement, vaste accelerando avec un climax au centre. J’ai hâte d’y être !!!

Orchestration du 4ème mouvement : où la colère s’apaise

Motif avec quintolet, exposé au violon solo, pour apaiser la grosse colère du chœur
Sous le solo de soprane, la harpe et la timbale installent une pulsation calme et stable, assouplie par les contretemps des cordes et les interventions solistes (violon, flûte, hautbois). Avant d’en arriver là, il a fallu tout de même en passer par un court passage dissonant et brutal («Mort!»). Passage délicat à orchestrer : il faut que ce soit fort mais que ça reste clair en même temps. Et l’auditeur attentif constatera que ce passage a été légèrement allongé par rapport à la phase d’esquisses.

Début de l’orchestration du dialogue mère-fils

Le baryton et ses motifs ascendants

Avec ce nouvel export, je dépasse enfin la première «colère» du chœur. La première intervention de la soprane est orchestrée de façon chambriste, sans les cordes. L’orchestre s’étoffe de nouveau à l’entrée du baryton. Le motif ascendant répétitif est confié aux cors et au basson. Les cuivres, utilisés avec sourdine, renforcent la noirceur du passage. Je me demande si je ne vais pas étoffer un peu l’orchestration de ce début de mouvement en deuxième lecture : en jouant trop la prudence, je risque de priver l’auditeur d’un beau cataclysme sonore…

Colère : l’orchestration a débuté !

Ça turbine dans les cordes !
Retour à un orchestre au grand complet ! Mais ce sont encore et toujours les cordes qui mènent le bal en ce début de mouvement, comme dans le mouvement précédent. S’ajoutent progressivement les cuivres et les bois les plus graves (contrebasson, clarinette basse, tuba).

Ce qui est sûr, c’est que l’orchestration de ces 9 minutes de musique vont me prendre pas mal de temps : il y a beaucoup de notes et c’est très rapide ! Du coup, en deux semaines, j’ai péniblement orchestré 55 secondes… Pas terrible comme rendement !

Pour l’écouter :
Attention : les solistes hommes sont joués par des bassons et les solistes femmes par des hautbois.