Au cœur du 2ème mouvement

«Ne résiste pas» chante le chœur, sur fond de triolets de bois.
«Ne résiste pas» chante le chœur, sur fond de triolets de bois et d’arpèges de cordes.

Plus j’avance dans l’orchestration de ce «Non Credo» et plus je le redécouvre. Ce mouvement a été composé en dernier et de manière assez linéaire, sans trop de retour en arrière. Du coup, je ne me souviens pas de tout… Je ne sais pas pourquoi mais je ne n’avais pas gardé un très bon souvenir de ces pages réécrites à mon retour en France. Mais une fois orchestrées (et parfois légèrement retouchées), elles révèlent de jolies surprises.

Par trois fois le chœur aura lancé son appel «Viens ! Viens à moi !» et à chaque fois, je l’ai orchestré de façon légèrement différente. Les harmoniques et les glissandi dans les cordes sont toujours là. Mais, pour cette dernière tentative, l’ambiance est plus dépouillée et débouche sur un accord d’ut# majeur joué piano. Dernière caresse avant le réveil du ténor, qui finira par se rebeller face à tant de douceur facile…

Mais ça sera dans un prochain épisode…

En attendant, écoutez-moi ça :

Orchestrer la vie éternelle…

Forêt de glissandi - «Viens à moi !»
Forêt de glissandi – «Viens à moi !»

Grosse avancée de l’orchestration ces derniers jours, notamment à la faveur de quelques jours de congés… Du coup, je me suis arrêté juste après le nouvel appel du chœur («Viens à moi !»), mesures 100 à 104. Comme toujours avec les tutti, c’est toujours beaucoup de notes à entrer. Et là, comme il y a ce jeux de glissandi/harmoniques dans les cordes, ça n’arrange rien.

Un peu plus tôt, je me suis forcé à réharmoniser les vers «si ce n’est dans cette vie, ce sera dans une autre». L’ébauche se voulait étrange mais ne réussissait qu’à être maladroite. L’intervention du ténor qui suit («Qu’en sais-tu ?») est légèrement raccourcie.

(Oui, la fin de l’extrait est un peu brusque… Suite au prochain épisode !)