Orchestration du «Non Credo», c’est parti !

Comme pour le premier mouvement, j’ai souhaité attendre d’avoir un peu de matière à vous faire écouter avant de publier mon premier export. Mais du coup, j’ai aussi plein de choses à vous raconter ; alors, par quoi je commence ?

Le même orchestre que pour le premier mouvement, mais…

Je n’ai pas tergiversé trop longtemps et j’ai opté pour un orchestre absolument identique à celui de l’Introït. D’abord parce que je commence à le connaître un peu et que ça me fait gagner du temps. Ensuite parce que vu mon niveau technique, il serait mal-venu que je fasse le malin en insérant des clarinettes en la ou des flûtes en sol… Cela dit, ça ne signifie pas que l’orchestre sera utilisé de la même façon. Je compte utiliser l’effectif de façon plus chambriste, c’est-à-dire moins m’appuyer sur les cordes en tutti et les cuivres. non-credo_02Ça donne par exemple ce petit duo de clarinettes accompagnant la première intervention du ténor (voir ci-contre). J’utilise aussi deux solistes tirés des pupitres de corde : un violoniste et un violoncelliste.

Des corrections à tout-va !

Dans le premier mouvement, j’ai finalement fait assez peu de retouches au moment de l’orchestration. Là, c’est un peu différent. J’ai composé le deuxième mouvement deux fois et la deuxième fois, je l’ai fait quasiment sans regarder en arrière, d’un seul souffle. Heureusement d’ailleurs parce que c’est une partition plutôt longue ! Mais du coup, il y a plein de petites maladresses que j’ai volontairement ignorées dans un premier temps. Et ça commence dès l’entrée du chœur, dans les accompagnements de cordes notamment. Ça continue dans la transition vers l’entrée du ténor (d’ailleurs, ça risque encore de bouger).

non-credo_01Je vous signale en passant quelque chose que vous aurez du mal à entendre avec mon export audio : l’accompagnement en glissando de cordes de l’entrée du chœur… Ça, mes petits amis, quand vous l’entendrez pour de vrai, ça devrait vous chatouillez sympathiquement les oreilles…

Bonne écoute !

Et n’oubliez pas qu’on trouve la partition sur la page consacrée au mouvement.

D.R.

L’Introït est orchestré !

… ou plutôt, disons qu’il est disponible en version bêta 2. S’il y en a à qui cette dénomination échappe, qu’ils aillent donc jeter un œil ici : Histoires d’alpha, bêta et RC.

Depuis la bêta 1, il y a quelques modifications importantes :

  • Quelques mesures de la harpe
    Quelques mesures de la harpe

    J’ai remplacé le célesta par une harpe. Ça faisait quelques temps que j’y pensais : le célesta, ça risquait d’être un peu kitsch au milieu de cet orchestra finalement très classique. N’empêche, j’ai dû considérablement réaménager ces interventions, car la harpe est un instrument qui ne s’écrit pas n’importe comment. En particulier, c’est un instrument de conception diatonique. Or, je module beaucoup tout le temps…

  • Accord des trois timbales avant la furie du final
    Accord des trois timbales avant la furie du final

    J’ai fixé le nombre de timbales à 3 et j’ai précisé à quels moments le timbaliers devait les changer de notes. J’ai plutôt choisi des timbales aiguës pour éviter de surcharger le grave et garder de la clarté, même dans les tutti.

  • J’ai pris le temps de relire chaque partie pour vérifier que personne n’allait s’ennuyer trop. Bon, au final, des instruments comme la trompette 2 et le hautbois 2 ont des parties moins intéressantes que leurs collègues mais je me rattraperai dans les prochains mouvements.

Une musique déjà vieille de 3 ans !

Avant de passer au mouvement suivant, faisons un petit bilan. J’ai mis un peu moins de 2 mois pour orchestrer ces quelques 9 minutes de musique. En comparaison, la phase d’ébauche avait duré 3 mois (de juin à septembre 2013). C’est donc un peu plus court. C’est moins difficile, moins décourageant (il n’y a pas beaucoup de retours en arrière) mais pas toujours très exaltant. Cela dit, une fois que c’est terminé, on est bigrement fier : «ça, au moins, c’est jouable !»

J’avais peur de reprendre cette partition : je me demandais s’il y aurait un décalage stylistique important par rapport à ce que j’ai écrit par la suite. J’ai du retoucher un peu la première intervention du baryton, qui me paraissait maladroite mais dans l’ensemble, je ne désavoue pas cette musique, que je continue à trouver simple et efficace.

Je conclus en remerciant la communauté francophone de Musescore : j’ai eu une réponse rapide à toutes mes interrogations ! Vive le logiciel libre !

Et pour écouter et télécharger la partition, ça se passe sur la page consacrée au 1er mouvement.

Et comme d’habitude, je suis preneur de toutes remarques/conseils/critiques.

D.R.