Histoires d’alpha, beta et RC…

Retour du thème initial «avec exaltation»
Retour du thème initial «avec exaltation»

J’ai enfin atteint la dernière mesure de l’Introït : ce qui signifie qu’il existe désormais une orchestration complète de ce mouvement ! Pour qu’on s’y retrouve, et comme la partition est déjà potentiellement imprimable (et jouable !), j’ai décidé donner des noms aux différents exports que je vais effectuer par la suite. Pour ce faire, je m’inspire de ce qui se fait dans le monde du logiciel.

  • Version alpha : c’est l’ébauche, terminée il y a trois ans… Version non jouable.
  • Version bêta 1 : version entièrement orchestrée, en attente de relecture par le compositeur lui-même
  • Version bêta 2 : version orchestrée et correctement mise en page, en attente de relecture par des pairs (autres compositeurs, professeurs de conservatoire, etc.)
  • Version RC (Release Candidate en anglais : candidate à la publication) : version relue, en attente d’une première exécution, à la suite de laquelle des ajustements mineurs pourront être effectués.
  • Version finale (ou 1.0) : version a priori définitive de la partition

Aujourd’hui, c’est donc une version bêta 1 que j’ai le plaisir de vous présenter. Depuis la dernière fois, j’ai orchestré toute la partie finale du mouvement ! Et, sans me vanter, ça sonne déjà bigrement bien ! Je ne me suis privé de rien, même pas de coups de cymbales viriles – d’ailleurs, notez bien la façon dont ils sont placés et vous verrez que j’ai su garder la tête froide…

La prochaine fois, je publierai donc une version améliorée, y compris sur le plan de l’export sonore (je vais essayer de mettre la main sur une grosse caisse et sur une clarinette basse qui tient ses notes…). Peut-être que certains instruments ne seront pas conservés.

En attendant, vous pouvez écouter cette bêta 1 ici :

Où je découvre qu’un passage forte, ça prend du temps à orchestrer

Orchestrer un tutti, c'est beaucoup de notes à saisir...
Orchestrer un tutti, c’est beaucoup de notes à saisir…

J’en arrive à l’orchestration de la partie finale de ce premier mouvement. Et même si je m’astreins à la plus grande sobriété, à une écriture la plus claire possible, j’ai quand même recours à de nombreuses lignes instrumentales en même temps. Et c’est très long à faire… Je me pose plein de questions du genre : «est-ce qu’on entendra cette ligne de flûte ou bien sera-t-elle écrasée par le chœur ?» – «Est-ce que le deuxième hautboïste m’en voudra si je ne le fais pas jouer beaucoup ?…»

Côté audio, les trémolos de cordes dans l’aigu sont désespérément laids, la trompette un peu ridicule, les hautbois un peu vilains… Et les bois ne tiennent pas leurs notes. Bref, ce que vous entendez n’est vraiment qu’un petit avant-goût de la façon dont ça sonnera au final.

Le passage de la «marche du monde» est orchestré et étoffé

Introït_05
Thème dodécaphonique aux violons, joué avec sourdine

J’ai utilisé pour cette partie les sonorités nasales des cuivres bouchés et des cordes jouées au chevalet. Choses que vous n’entendrez pas dans cet export, car… mon synthétiseur ne sait pas les rendre. Tant pis. Ou tant mieux : ça veut dire que vous aurez de nombreuses surprises lors de la première audition publique de l’œuvre (croisons les doigts pour qu’elle est lieu un jour).

J’ai ajouté quatre petites mesures dans cette partie centrale, que je trouvais insuffisamment développée.