Et l’espoir se fait oracle

aperçu du futur
«Je t’offre un aperçu du futur»

Après la plainte du ténor (dont je ne suis pas entièrement satisfait, d’ailleurs), la réponse du chœur est immédiate : «je t’offre un aperçu du futur».  Tout est mis au service d’une séduction des sens et de l’esprit : des accords consonants, évoluant de façon chromatique, des gammes par ton, un univers sonore privilégiant l’aigu, etc. L’annonce d’une vie postérieure à la mort est faite «a capela».

Plainte du ténor

toutes ces belles années
«Toutes ces belles années que nous avons passées ensemble.»

On ne va pas se mentir : ce n’est pas dans ces mesures qu’on s’amuse le plus. Cette lamentation du ténor me demande beaucoup de prudence : il faut que ça sonne vraiment triste mais pas larmoyant. J’opte pour un tempo assez allant, soutenu par le motif lancinant du piano. La noirceur du discours me suggère une harmonie plus ouvertement atonale qu’ailleurs.

L’entrée du chœur qui suit («Ce que je peux pour toi ?») est provisoire (même si elle ne me déplaît pas).

Parce que 30 secondes, c’est 30 secondes !

«Appelle-moi espoir»
«Appelle-moi espoir»

Je sais bien que je pourrais attendre un peu plus entre deux articles, surtout que je suis à peu près sûr de pouvoir composer bref tous les jours de cette semaine. Mais non ! Je publie quand même mes trente secondes de musique du jour !

Le chœur achève tranquillement de se présenter, se comparant au soleil qui perce les nuages. Le tempo s’élargit et le mot est lâché : «l’espoir» sera l’interlocuteur de l’Homme endeuillé dans ce long duo.

Ne pas avoir peur … de recommencer encore !

J'entends une voix
«J’entends une voix» : le ténor fait son entrée.

Quelques jours après mon précédent export, je retourne à la table de composition. Et là, je ne comprends plus du tout ce que j’ai écrit. Tout sonne étrange, tarabiscoté, ennuyeux. Pas la peine de perdre du temps avec ça, je crée un nouveau fichier et je recommence à zéro. Enfin, pas tout à fait ! Pour cette nouvelle mouture du deuxième mouvement, je vais utiliser les premières mesures de la première version que je vais relier avec l’entrée du chœur de la 2ème version. Ça marche étonnamment bien, même si quelques réajustements sont nécessaires.

Je laisse quelques jours s’écouler avant de reprendre ma copie, afin de vérifier que ça me convient dans la durée. C’est le cas ! Du coup, j’enchaîne tranquillement sur la première intervention du ténor («J’entends une voix») et je m’arrête au moment où le chœur répond à sa demande. Normalement, je ne devrai plus avoir à retoucher ces deux premières minutes de musique.