Non credo : c’est fini !

Et de deux ! Deux mouvements finis pour ce requiem hétérodoxe. On peut écouter ça ci-dessous. Et pour la partition, ça se passe sur la page habituelle.


Non credo_v11 (20 janvier 2014)

Plus encore que le premier mouvement, ce «non credo» sonnera beaucoup mieux après la phase d’orchestration (que je ferai seulement après avoir ébauché tous les mouvements).

Ceux qui ont suivi les épisodes précédents ne découvriront ici que les dernières mesures, qui sont d’un classicisme décomplexé ! Kitsch ? Peut-être. Émouvant ? J’espère un peu…

Bonne écoute !

D.

PS : Aujourd’hui, Claudio Abbado est mort. C’était un de mes chefs préférés. Je lui dédis humblement les dernières mesures de ce mouvement.

Non credo : premières mesures du final

J’ai attaqué la dernière ligne droite dans mon «non credo» (à écouter sur la page habituelle).

Eh bien, je dois avouer que je commence à bien l’aimer ce mouvement ! Le texte n’est pas vraiment le plus poétique du requiem et on ne peut pas dire qu’il m’ait «porté». Et puis, pendant longtemps j’ai eu du mal à unifier les différentes parties, laissant une étrange impression de bricolage. Les multiples retouches effectuées ont finalement permis d’homogénéiser l’ensemble et d’améliorer les transitions entre les différents épisodes. Sans parler de ce final qui s’annonce plutôt bien !

Les mesures 153 à 156 sont étranges : très atonales au milieu d’un des passages les plus tonals du mouvement. Mais elles sont là pour rappeler à l’auditeur que tout discours sur la mort reste spéculatif et que la douleur que peuvent ressentir les mourants altère souvent leurs résolutions. Il est facile de dire : «je serai fort» mais il est difficile de l’être penché au dessus de l’abîme… J’espère que vous apprécierez les mesures 157 et 158 autant que moi ! La suite est plus convenue mais fait quand même son petit effet, non ?

Non credo : vers un final calme

Allez donc jeter une oreille sur cette nouvelle version du non credo (rendez-vous sur la page habituelle) ! Il y a quelques surprises dont je ne suis pas mécontent !

D’abord, j’ai réécrit les premières mesures ! Pourquoi ? Parce qu’elles n’étaient pas assez ambitieuses, tout simplement. Ces nouvelles mesures ont plusieurs qualités :

  • elles assurent une transition contrastée avec le 1er mouvement
  • elles exposent immédiatement le thème qui soutiendra l’intervention du ténor («je n’attends rien du ciel»), assurant ainsi une plus grande cohérence à ce début de mouvement

Ensuite, j’ai fait avancer un peu l’avant-dernière strophe. La tonalité de fa# mineur donne une touche mélancolique à l’ensemble. C’est un peu simple mais ça sonne bien alors … pourquoi pas ?