Liberté, je chante ton nom

Quelques mesures de plus dans le «non credo», à écouter sur la page habituelle.

Finalement, le mot «liberté» est répété plusieurs fois, afin de prolonger l’état de grâce. Et soudain, me voilà dans le vif du sujet : faire émerger le thème du vent (thème nº7) qui va soutenir la révolte du chœur face aux «imposteurs». Le climat est plus noir et plus agité que précédemment. Mais le chœur intervient de façon très calme et déterminé. Là encore, je m’arrête en plein milieu de l’action : ce sera plus facile pour moi de reprendre plus tard.

J’ai effectué quelques modifications dans les textes. Le vers «Ne nous laissons gagner par aucune peur» étant trop lourd (double négation, allitération en n), je l’ai remplacé par «Il n’est de piège si grand que celui de la peur». Vous me direz que ça n’est pas forcément plus léger, certes, mais ça sonne de façon plus énigmatique, presque que un dicton populaire.

Ensuite, j’ai ajouté trois vers :
Doutons de toute chose
Questionnons le réel
Interrogeons nos certitudes

Du coup, la phrase «Il n’est de lumière plus forte que celle de la raison» apparaît moins dogmatique : tout est interrogeable, le doute est omniprésent, cherchons un peu de lumière dans la raison, plutôt que dans la peur ou le mysticisme.

Dernière chose : j’ai encore retouché un peu la réverbération. Elle est plus courte mais plus large. Je crois que je ne pourrais pas faire mieux pour l’instant.

De retour à la table de composition : petite avancée du «Non credo»

J’ai laissé passer les vacances sans toucher à ma partition. Bon, cela dit, je n’ai pas perdu mon temps non plus : j’ai fait des recherches pour améliorer le son de mes exports. Je suis tombé sur une banque de sons très intéressante (et libre !) : Sonatina Symphonic Orchestra. Seul défaut : les pupitres de cordes sont séparés (violons 1, violons 2, altos, violoncelles, contrebasses). Or… dans mes esquisses, tout est mélangé en une seule piste. Donc, ça ne me servira pas avant l’étape d’orchestration. Mais on n’en est pas là…

J’ai aussi changé de réverbération : j’utilise maintenant Glaceverb. Faute d’avoir suffisamment passé de temps à bien la régler, elle est un peu trop «généreuse». Mais elle sonne beaucoup mieux que ma précédente (freeverb).

Maintenant, parlons musique. Après quelques corrections des mesures 48, 49 et 50, je fais rentrer le chœur sur des accords de la mineur. Puis, des arpèges dans l’aigu des cordes vont agiter un peu le discours et préparer un élargissement du tempo sur le mot «liberté» (ici très mal rendu par mon synthé, j’essaierai d’améliorer les choses la prochaine fois). Vous pouvez écouter tout ça sur la page habituelle : «Non credo».