Rotation dodécaphonique du monde

50 secondes de musique supplémentaire à écouter sur la page habituelle : celle de l’Introït.

Finalement, j’ai un peu retouché ce que j’avais fait la dernière fois, notamment les mesures 69 à 71 pour lesquelles j’ai beaucoup tâtonné. «Toi que nous aimions» débouche sur un accord dissonant, pris isolément. Mais ce «La» aigu des sopranes a quelque chose de désespéré qui me satisfait un peu plus que la précédente option. Je laisse en ligne les versions antérieures pour que vous puissiez comparer. Autre modification importante : j’ai remplacé le solo d’alto par un solo de baryton (je lui ai mis un son de violoncelle). Le contraste avec les cordes aiguës est intéressant.

Trois mesures de transition sur le thème de la colère (thème nº4) me permettent de changer de tempo rapidement mais sans brutalité. La partie qui débute ensuite fait entendre à l’orchestre un canon un peu austère avec quelques tenues de quintes à vide aux cordes graves. Ces deux éléments combinés illustrent la marche du monde, dans ce qu’elle a de banal et routinier. L’entrée du chœur est encore un peu maladroite et je la retravaillerai plus tard. Le chœur devra ensuite rapidement interrompre ce chaos pour aboutir faire émerger le silence. Le thème de l’hommage se fera alors réentendre une dernière fois et le final (du mouvement) pourra alors commencer… Je pense que j’ai déjà composé à peu près les deux tiers de ce mouvement.

«Toi qui es tombé» … en plein été…

Je compose dans une pièce où les volets sont fermés pour préserver un peu de fraîcheur. Mais ça ne m’empêche pas de sentir qu’il fait un temps radieux dehors. Et c’est précisément en ce moment que je compose la musique de la partie la plus déprimée du requiem…

Pour écouter, ça se passe toujours sur la page de l’Introït.

Ça avance toujours aussi lentement mais ça ne m’affole pas. Parmi les nouveautés :
1) Suite aux remarques de Marithé (merci !), j’ai réécris le texte de l’introït. Plus de mention à la relation qui unirait le défunt avec ceux qui le commémorent. Juste un vague «toi que nous aimions». Et puis c’était beaucoup trop court. Le deuxième paragraphe («Que le monde s’arrête de tourner») me permettra d’accélérer un peu le tempo (en ce moment, la noire est à 52…).
2) Pour les premières paroles, j’ai utilisé une soliste (alto). Pour l’instant, je lui ai donné un son de violon (je garde les voix synthétiques pour le chœur). Évidemment, on ne comprend pas ce qui se dit si on ne suit pas en même temps avec la partition… Le passage est un peu plus franchement atonal que précédemment.
3) Jusqu’à présent, j’utilisais la réverb’ de mon logiciel de composition (Musescore), qui est très vilaine. Sur le dernier export, j’ai mis une vraie réverbération. Intérêt : c’est plus flatteur. Inconvénient, ça masque les défauts…

La prochaine fois, je change rapidement de tempo et je travaille quelques tutti un peu musclés. En attendant le final (qui sera grandiose évidemment). 😉

Et le chœur fait sa première entrée !

J’ai composé environ 15 mesures aujourd’hui. Pour les écouter, cliquez ici : page de l’Introït.

D’abord, premier constat : je n’ai pas eu envie de retoucher ce que j’avais déjà composé, ce qui est nouveau pour moi ! C’est sans doute dû au fait que je me «relis» avant de publier ce que je compose. Ça ralentit un peu mon rythme de composition sur le coup mais ça évite les allers-retours.

Deuxième constat : plus j’avance, plus c’est dur ! J’ai passé plusieurs heures (!) sur les mesures 44 à 50 (l’entrée du chœur). L’écriture verticale (harmonique) me demande plus d’effort que l’écriture mélodique, c’est certain.

Alors, qu’entend-on dans ces 15 nouvelles mesures ? D’abord, l’accélérando initié la dernière fois trouve ici son achèvement. Finalement, il finit dans un certain dépouillement, dans l’aigu. L’ambiance est inquiète, interrogative. C’est satisfaisant sauf que je me demande si je ne devrais pas ajouter une tenue aux cordes sur les deux dernières mesures.

J’avais envisagé ensuite une rupture très violente (thème nº1). Après plusieurs essais, il m’est apparu plus judicieux de repartir pianissimo. Le chœur entre dans un contexte harmonique tonal mais instable. Le volume monte rapidement et débouche sur le premier fortissimo de la partition : un accord de do mineur, coloré par le fa des sopranes. Puis, ça module à nouveau très vite pour faire place au thème nº2 (l’hommage). Et ça s’arrête là pour l’instant !

8 mesures de plus et la rupture n’est plus très loin

Finalement, j’ai beaucoup moins de temps à consacrer à la composition que je ne le pensais. J’ai quand même tenu à avancer un peu mon requiem et j’ai ajouté 8 mesures à l’introït. Elles font entendre (discrètement, c’est vrai) le thème nº3 (coucher de soleil). Afin d’immobiliser un peu l’harmonie avant le crescendo qui va déboucher sur la rupture (thème nº1), j’ai installé une double pédale (sol et ré).

Si tout se passe bien, je devrai dépasser la rupture la prochaine fois. Mais pas avant la semaine prochaine…