Toute la partition dans un seul fichier !

Pour télécharger l’ensemble de la partition (incluant le préambule et les textes), il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous :

Et toujours, pour écouter un rendu synthétique :
I – Introït :

Ou cliquer ici si le lecteur ne se lance pas : Introït
II – Non credo :

Ou cliquer ici si le lecteur ne se lance pas : Non credo
III – Ivresse :

Ou cliquer ici si le lecteur ne se lance pas : Ivresse
IV – La Colère de l’Homme

Ou cliquer ici si le lecteur ne se lance pas : Colère
V – Final

Ou cliquer ici si le lecteur ne se lance pas : Final

Préambule pour la partition : «à celui-celle qui aura d’audace de jouer ou de faire jouer ce requiem»

Je t’imagine le sourcil froncé, la lèvre dubitative, la main réticente à tourner les pages de cette partition improbable. J’imagine ton scepticisme, j’imagine tes doutes, j’imagine aussi que tu t’es peut-être seulement promis de jeter à ces lignes un simple regard poli. «Au cas où… Sait-on jamais…» Mais je sais déjà que si tu t’aventures dans cet « avant-propos », c’est que cette œuvre a déjà fait naître en toi une étincelle de curiosité et que, guidé-e par cette flamme incertaine, tu t’apprêtes à arpenter ce nouveau monde que je souhaite t’offrir.

Et puisque nous allons passer un peu de temps ensemble, laisse-moi me présenter. Je m’appelle Denis Raffin. À moins de me connaître personnellement, mon nom de te dira rien et tu ne sauras pas grand-chose de moi sur internet : je ne suis pas très friand des réseaux sociaux. Il y existe néanmoins un site consacré à ce requiem1, nous y reviendrons plus tard. J’ai une trentaine d’années et mes activités professionnelles n’ont pas de lien avec la musique. Au cours de la composition de ce requiem, j’ai été successivement professeur de physique-chimie, voyageur et ouvrier agricole. Il y a peu de choses constantes au cours de ma courte existence. À part, bien sûr, ma relation avec la musique.

En tant que musicien, j’ai commencé tôt (vers 10 ans) mais de façon modeste. Dans le milieu rural briard de mon enfance, les écoles de musique étaient rares et j’ai tardé avant d’entrer au conservatoire de Melun. Quoi qu’il en soit, j’ai appris à jouer de la flûte-à-bec, j’ai poussé mes études de théorie musicale aussi loin que le conservatoire me le permettait et j’ai commencé à chanter. Je n’ai jamais cessé de chanter par la suite, ce qui m’a amené à la direction de chœurs amateurs. On est loin des parcours brillants des rares compositeurs vivants qui sont joués : pas de CNSM ni de CNR dans mon CV. Pire, je compose en autodidacte.

Faute de références, il te faudra donc juger sur pièces. D’autant plus que tu as dans les mains mon opus premier ! Non pas que je n’avais jamais écrit de musique auparavant : c’est une activité que j’ai toujours pratiqué régulièrement, et ce quasiment depuis que je sais lire la musique. Mais je ne juge pas mes œuvres précédentes sur le même plan d’exigence que mon requiem athée et elles ne t’aideront pas à le comprendre.

Indépendamment des qualités intrinsèques de ma musique, dont je te laisse seul-e juge, ce requiem présente trois caractéristiques importantes, trois originalités qui t’obligeront, si ça n’est déjà fait, à donner une chance à la musique qu’elles ont contribué à faire naître.

Une musique rituelle non religieuse

Dans la culture occidentale, la musique sacrée occupe une part de choix. Aucun compositeur n’oserait s’y lancer de façon légère : ce serait manquer de respect à la divinité de son choix. Et cette exigence, alliée à l’humilité que s’impose le croyant dans son dialogue avec Dieu, charge chaque note d’une profondeur remarquable. Nul auditeur, quelle que soit sa confession, ne peut y être insensible. Et c’est ainsi que le mélomane que je suis s’est retrouvé à écouter en boucle la Messe en Si de Bach, la Missa Solemnis de Beethoven, les Requiem de Mozart, Verdi, Fauré, Dvořák, etc. Et pourtant, je suis athée.

Or, tous les athées amateurs de musique sacrée ont à résoudre une contradiction fondamentale : la musique leur parle, les transporte, les remue au plus profond de leur chair ; alors que les textes les laissent de marbre. Voire, leur posent de sérieux problèmes philosophiques. Car un athée est souvent tout simplement en désaccord avec les messages véhiculés par ce genre de pièces : louer une entité transcendantale, se soumettre à sa miséricorde, à son jugement, à ses colères, inviter tout un chacun à l’aimer, à lui faire une confiance aveugle, à espérer. Même un croyant y trouverait des choses à redire d’ailleurs : au nom de quoi un être tout puissant, le créateur de toute chose, ne pourrait pas être critiqué ?…

D’où vient qu’il existe aussi peu d’œuvres musicales à caractère rituel, parlant à l’Homme de sa place dans l’Univers et dans la Nature tout en étant de philosophie athée ? Qu’on m’aide à compléter la liste des requiems athées : celui de Delius (1916), celui de Kabalevsky (1962) et … ? Il est vrai qu’écrire un requiem athée oblige le compositeur à réécrire les textes, car aucune œuvre n’est directement exploitable pour servir de base solide à l’émergence d’œuvres musicales athées. Et c’est déjà une première difficulté. Car le musicien doit se faire un temps philosophe et poète, choses qui ne s’improvisent pas. Ainsi mes textes ont prêté le flanc à de nombreuses critiques – souvent méritées d’ailleurs – qui m’ont parfois poussé à des réajustements pouvant aller de la retouche ponctuelle (le solo de baryton du premier mouvement s’est vu rapidement doté de nouvelles paroles par exemple) à la réécriture complète de tout un mouvement (le 2ème en l’occurrence a été composé deux fois).

Aucun texte n’est parfait et on continuera à critiquer celui-ci. Il a cependant deux mérites. D’abord celui d’exister, et donc de m’avoir permis d’écrire la musique ci-jointe. Ensuite celui d’offrir à l’athée une philosophie apaisée, ne reculant pas devant les difficultés liées à notre existence, renonçant résolument à la foi et à l’espérance, tout en donnant des clés pour l’épanouissement de tous et l’émancipation collective. Vaste programme, n’est-ce pas ? Les textes sont disponibles plus loin mais je prends tout de même le temps d’expliquer ici la construction qui sous-tend l’architecture de mon requiem.

  1. Introït. La mort a de nouveau frappé. L’assemblée rend un dernier hommage au défunt et projette son souvenir dans le futur.
  2. Non credo. A l’Homme éploré (ténor soliste), l’Espoir (le chœur) se présente comme une échappatoire. Car il existerait un chemin tout tracé qui mène à la vie éternelle, au paradis, qui réunit les justes dans la mort. L’Homme rejette ce chemin, choisit d’affronter sa douleur, s’offre au jugement de sa morale et de tous. Il dédaigne la prière passive et se met en action pour construire un avenir meilleur.
  3. Ivresse. Une légère angoisse nous étreint en permanence, un vertige existentiel qui nous inquiète : sommes-nous bien vivants, nous qui sommes pris dans la course folle du monde ?…
  4. La colère de l’Homme. Dès qu’on fait un pas de côté et qu’on se met à regarder le monde, on est saisi à la gorge par une colère étouffante ! Que d’injustice, que d’inégalité, que de vies gâchées ! Mais si la colère conduit à la haine et se trompe de cible, alors elle sépare les Hommes au lieu de les rassembler. Or c’est justement rassemblés que les Hommes ont le plus de chance de s’émanciper…
  5. Final. Le monde est silencieux : aucun sens ne s’impose universellement aux humains qui le questionnent sans cesse. Ce constat étant fait, rien ne nous empêche d’y vivre pleinement, d’y jouir de sa beauté infinie et de se réunir pour danser, rire et chanter…

Une musique hors cadre

Je compose ma musique en dehors de toute institution, en dehors de tout réseau, sans méthode, en tâtonnant continuellement. C’est un processus long et laborieux, laissant parfois des traces : tel mouvement peut paraître un peu morcelé, telle modulation peu habile, tel passage un poil surchargé… Mais c’est aussi une chance : ma musique est libre de toute mode, de toute exigence externe. Elle n’a pas peur de la tonalité, pourtant jugée ringarde dans le milieu de la musique contemporaine ; elle n’a pas peur de la simplicité, des mesures à 4/4, des climax tonitruants, pas peur de la sensualité, pas peur d’être expressive, pas peur de chanter !

Je l’avoue : de très nombreux passages ont été composés note à note, en plaçant d’abord les notes au hasard sur la portée, puis en réajustant progressivement. Ne me demande pas dans quelle tonalité je me trouve à ce moment-là. J’écoute, je réécoute, j’avance, je reviens en arrière et parfois j’efface et je recommence. Pas étonnant que la phase d’ébauche ait duré 3 ans… Oublie l’image romantique du compositeur qui se relève la nuit pour coucher sur le papier ce que vient de lui dicter l’inspiration venue de nulle part. Ma musique à moi sent la fermentation, la décantation et aussi un peu la sueur.

Imaginons que tu décides de contribuer à la création de cette œuvre. Et qu’elle soit effectivement jouée un jour. Alors, ce sera une petite révolution dans le monde de la musique contemporaine ! Ce sera reconnaître qu’un anonyme, un amateur, un autodidacte puisse écrire aujourd’hui une musique digne d’être jouée. Et pour peu que le public se prenne à aimer ça, alors ça pourrait donner des idées à un certain nombre de musiciens… Bref, si on ne le retient pas, ce requiem pourrait bien avoir la prétention de créer un appel d’air !

Une œuvre sous licence libre

À l’heure où tu parcours ces lignes, cette partition t’appartient déjà autant qu’à moi. Car j’ai souhaité l’élever immédiatement au domaine public en lui attribuant une licence CC-02. Cela signifie que je renonce à mes droits afin de permettre à tous :

  • de la jouer
  • de la reproduire
  • de la corriger
  • de la vendre

Et tout ça, y compris sans mon accord. C’est pourquoi je fournis aussi les fichiers sources de mes partitions.

Tout au long de la composition, j’ai régulièrement présenté l’avancée de mon travail à mes futurs auditeurs, via l’intermédiaire d’un blog : http://un-requiem-athée.fr. C’est grâce à ce site que j’ai pu recueillir les premières critiques et que j’ai pris la décision de réécrire le deuxième mouvement, par exemple.

En d’autres termes, qu’on le veuille ou non, qu’on le joue ou non, le Requiem Athée fait déjà partie de notre histoire musicale à tous. Je l’offre aux amateurs de musique classique (ou du moins aux mélomanes curieux), aux musiciens, aux collectionneurs. À tous ceux qui m’ont soutenu, à tous ceux qui m’ont inspiré, vivants ou morts.

Et je te l’offre à toi, qui vas un jour jouer ou faire jouer cette œuvre. Je te passe le flambeau. J’irai m’asseoir dans le public, car ma place est là désormais. Et si je t’adresse des remerciements, ce sera au même titre que mes voisins de rangée : pour avoir entendu de la bonne musique. À moins que je ne te remercie au nom de tous les compositeurs actuels ou à venir qui s’en trouveront inspirés.

 

À Sens, le 3 juillet 2017

PS : L’état actuel de la partition (bêta 2)

L’œuvre est entièrement orchestrée. Mais comme je n’ai pas la prétention d’être un bon orchestrateur, je m’attends à ce que certains traits instrumentaux soient retouchés avant la première exécution. J’ai utilisé la nomenclature des logiciels libres pour différencier les différents états de ma partition :

  • version alpha : phase d’ébauche
  • version bêta 1 : partition orchestrée mais en attente de relecture par moi-même
  • version bêta 2 : partition en attente de relecture par plus expérimenté que moi
  • version RC : version potentiellement prête pour l’édition (Release Candidate), ultime relecture
  • version finale (1.0)

Les nuances et les articulations sont indicatives et pourront être affinées tout au long du travail de répétition.

Note : dans le premier mouvement, je n’ai écrit qu’une seule partie de basson. Comme dans les mouvements suivants, j’ai fait appel à deux bassons, il faudra aménager l’orchestration de ce mouvement afin d’offrir un peu de matière au basson 2.

1http://un-requiem-athée.fr

2https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/deed.fr

L’orchestration est terminée !

Dernières interventions du basson, du hautbois et de la harpe.

Et voilà, au terme de 4 années de travail (pas toujours acharnées, je vous l’accorde), je termine enfin mon requiem ! Et vous savez quoi ? Eh bien, j’en suis pas mal fier ! Ça a beau sentir plus la sueur que le génie, il y a du bon et du vrai dans tout ça. De quoi en surprendre quelques uns et en émouvoir quelques autres. De quoi donner du fil à retordre aux musiciens qui s’y frotteront.  De quoi, aussi, laisser perplexe le petit monde de la musique contemporaine… Car l’œuvre ne rentre pas vraiment dans les cases…

En tout cas, elle est là, entièrement disponible, entièrement libre (licence CC-0), entièrement foutraque, entièrement sincère. Reste à la créer, avec de vrais instrumentistes et de vrais chanteurs. Et là, je ne vous cache pas que je ne sais pas encore quelle stratégie adopter.

En attendant, vous pouvez :

I – Introït :

II – Non credo :

III – Ivresse :

IV – La Colère de l’Homme

V – Final

Final : on ne touche à rien !

Tutti !

Ça y est, le final passe en version bêta 1 ! L’orchestration est terminée mais la partition n’est pas encore jouable : il faut tout relire, corriger, affiner. Néanmoins, toute la musique est déjà là.

J’avais prévu de retoucher un peu la partie finale, que je trouvais un peu courte et un peu épaisse. Mais, après quelques essais, j’y ai renoncé : toute modification sonne artificielle à mes oreilles. Du coup, j’ai tout laissé en l’état. Ou presque : ce n’est plus le chœur qui chante le thème principal… Pas de regrets : ça n’était pas vraiment chantable.

L’orchestration de cette dernière partie a été relativement simple à faire. J’espère que le chœur restera audible dans les tutti d’orchestre parce que j’ai vraiment mis le paquet ! La fin est beaucoup plus simple : j’ai mélangé les cordes avec la harpe et quelques bois graves (basson, clarinettes et clarinette basse). Ça donne des sonorités très feutrées, très douces.

Orchestration du final : les choses sérieuses commencent…

Nombreux arpèges chez les cordes

En terme de minutage, la moitié du mouvement est déjà orchestrée ! Par contre… c’était clairement la moitié facile ! Peu d’instruments + peu de modifications à apporter aux ébauches = beaucoup de copier-coller. Même les arpèges des cordes ont été relativement rapides à mettre en place.

Un changement important, néanmoins : le premier soliste à intervenir n’est plus le ténor mais l’alto. Car l’alto n’avait jusqu’à présent qu’un seul petit solo dans le 3ème mouvement. J’ai estimé que ça n’était pas très sympa de faire se déplacer une chanteuse pour aussi peu. Alors, je lui offre ce petit passage. Le ténor ne s’en plaindra pas : il a déjà eu beaucoup à chanter dans le 2ème mouvement.

Orchestration du final : déjà 3 minutes !

Me voici de retour à la table de composition ! Et cette fois-ci, j’ai pas mal de temps devant moi ! Du coup, je devrais réussir à faire avancer rapidement l’orchestration de ce dernier mouvement. Tant mieux, d’ailleurs, parce qu’il y a pas mal de boulot ! Et surtout, je prévois de réécrire une partie de la danse finale (avant le climax).

Pour commencer, les premières mesures sont assez simples : très resserrées autour du chœur et des cordes. Les autres pupitres viennent progressivement colorer la masse orchestrale, mais toujours de façon assez discrète. Leur heure viendra plus tard…

Sous le capot : composer avec des logiciels libres

Lorsque j’aurais terminé l’orchestration de mon requiem (ce qui ne saurait tarder), je pourrais me vanter d’avoir créé une œuvre libre, au moins pour deux raisons. D’abord et surtout parce que sa licence finale est libre ; il s’agit de la licence CC-0, qui offre à l’œuvre un statut comparable à une œuvre du domaine public. Ensuite parce que je n’ai utilisé que des logiciels libres pour composer. Profitons d’une petite pause avant le grand marathon final pour vous présenter ces logiciels.

  1. Musescore 2.1, mon logiciel de composition

    Musescore : c’est le logiciel que j’utilise pour saisir les notes, mettre en page la partition et l’exporter en pdf. C’est un logiciel simple d’utilisation, où on n’a pas besoin de lire une tonne de notices avant de se lancer (contrairement à l’un de ses concurrents les plus fameux : lilypond). Autre gros atout : Musescore fonctionne sous GNU/Linux, MacOS et Windows. De telle sorte que si un jour quelqu’un a besoin de reprendre la partition depuis la source, c’est tout à fait faisable, même sans avoir Linux d’installé sur son ordinateur.

  2. Sonatina Symphonic Orchestra : ce n’est pas un logiciel, mais c’est la banque de sons que j’utilise pour jouer les notes. Honnêtement, c’est un peu le point faible de ma configuration. Cette banque est la meilleure banque libre existante mais… elle n’est vraiment pas terrible. Le plus gros reproche que j’ai à lui faire, c’est que certains instrumentistes ne tiennent pas leurs notes… Et puis, le son des trompettes, c’est vraiment pas trop ça…
  3. JSampler, l’interface de LinuxSampler, le logiciel qui gère ma banque de sons

    LinuxSampler (et son interface JSampler) : j’aurais pu me contenter d’utiliser Musescore, y compris pour jouer la musique, mais malheureusement, Musescore gère encore mal la banque de sons que j’utilise (à cause de son format SFZ). Du coup, je charge la banque de sons avec LinuxSampler. Musescore offre une sortie Midi différente pour chaque piste (et même 3 sorties pour chaque pupitre de cordes : arco, pizz, tremolo). Je demande à LinuxSampler une piste stéréo pour chaque pupitre et il le fait sans sourciller. Seul problème : c’est très long à configurer.

  4. Ardour, logiciel de mixage

    Ardour : ce logiciel me permet d’enregistrer et de mixer les sons qui sortent de LinuxSampler. Pourquoi mixer ? Un exemple : un crescendo sur une note tenue dans un pupitre de violoncelles. J’ai beau l’écrire dans Musescore, le crescendo ne sera pas joué (en Midi, toutes les notes sont à volume constant, c’est un des défauts de cette norme). Avec Ardour, je peux modifier le volume de chaque voix au cours du temps. Et en plus, c’est Ardour qui gère ma réverbération et qui fait les exports sonores.

  5. QjackCtl, l’interface de Jack, le logiciel de «patch».

    Jack (et son interface QjackCtl) : ce logiciel génial se charge de récupérer tous les flux sonores et tous les flux midi qui sortent et qui rentrent dans les logiciels ci-dessus. Charge à moi de les relier correctement (Musescore envoie du midi à LinuxSampler, qui envoie du son à Ardour, qui envoie du son à ma carte son). Concrètement, c’est le premier logiciel que je lance lorsque je me mets en mode «orchestration», le soir en rentrant du boulot 😉

J’ai bien conscience que la plupart d’entre vous ne liront pas cet article, mais je pense que ça pourra servir d’exemple un jour à un compositeur amateur qui voudrait se lancer dans une configuration libre.

Et pour en savoir plus, un seul site en guise de Bible : http://linuxmao.org : des tas de tutoriels et une communauté hyper-sympa.

L’orchestration du 4ème mouvement est terminée !

Cliquez sur l’image pour télécharger la partition

Ou du moins, elle est prête pour une relecture par plus compétent que moi ; c’est que je j’appelle une version bêta 2. Depuis la version bêta 1, que j’ai publiée à la fin du mois dernier, j’ai relu chaque voix, ajouté des nuances et des articulations et effectué la mise en page. Rien de très glamour mais c’était un travail indispensable pour permettre à cette partition d’être jouée un jour.

Beaucoup de notes…

Cette orchestration m’a pris pas mal de temps, contrairement au 3ème mouvement : il y avait tout simplement beaucoup plus de notes à rentrer ! L’orchestre est au complet et les cuivres ont enfin beaucoup de choses à jouer. Les percussionnistes ont aussi pas mal à faire… Et partout des doubles-croches en cascade, des arpèges, des bariolages, de l’agitation fébrile !

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ce mouvement ! J’avais terminé les ébauches en juillet 2014, à bord du cargo qui m’emmenait en Amérique du Sud pour 15 mois d’aventure avec ma compagne ! Mais au delà de l’aspect sentimental, il y a pas mal de belles pages dans cette Colère de l’Homme. C’est d’autant plus satisfaisant que le texte n’est pas vraiment un cadeau…

Maintenant, je vais pouvoir m’attaquer à l’orchestration du final ! Ah ah ! Préparez-vous : ça va chanter à plein poumons !

Pour écouter un export audio du 4ème mouvement :

La colère est en bêta 1 !!

Dernière mesure du mouvement !

Ce qui signifie, en gros, que toute la partition a été grossièrement orchestrée. Il me reste à relire le tout pour affiner cette orchestration, ajouter les nuances et les articulations manquantes et faire la mise-en-page. Autant dire que ce 4ème mouvement n’est pas jouable en l’état…

Néanmoins, j’avais hâte d’en arriver là ! Car ça permet d’entendre toute la deuxième partie du mouvement en entier (de 5’51 » à la fin). Il s’agit d’un vaste accelerando contenant le climax du mouvement en son sein. L’orchestre est sollicité dans son intégralité, avec toujours des cordes qui mènent le bal. Et ceux qui aiment les timbales seront bien servis !

Colère : le climax est orchestré

Le climax est orchestré !

Grosse avancée dans l’orchestration ces derniers jours, notamment à la faveur de quelques jours de congés inopinés ! Du coup, j’ai réussi à orchestrer une bonne moitié de la dernière partie de ce mouvement. Le crescendo fait appel aux cuivres et le tutti qui suit explose grâce aux soutiens des bois, des timbales et de la harpe ! Je suis très content d’avoir dépassé ce point : ça faisait longtemps que j’attendais d’en arriver là, car c’est un de mes passages préférés…

Composé juste sous vos yeux